le légendaire Susanoo combat les démons des ténèbres dans un affrontement divin
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De Susanoo à la Naissance de l’Empire Japonais

Susanoo, comme plusieurs autres dieux japonais, appelés kami, est un personnage phare de la mythologie japonaise. Dans un précédent article, vous avez pu découvrir le panthéon de tête du shinto, la religion polythéiste encore pratiquée au Japon par le biais de certains rites traditionnels. Cette fois-ci, nous nous concentrons sur ce personnage en particulier car ses aventures ont mené, par le biais de ses descendants, à la naissance du premier empereur japonais et donc du modèle politique de l’empire, encore d’actualité aujourd’hui au pays du soleil levant.

Les Sources

Les principales sources concernant les récits que nous étudions ainsi que la mythologie japonaise dans son ensemble sont deux grands textes :

  • le Kojiki, traduisible par Recueil des choses anciennes. Il décrit notamment l’âge des hommes, c’est-à-dire une époque où les dieux sont intervenus pour aider les mortels à construire la dynastie impériale, composée à l’origine de kami. Ce texte en particulier joue un rôle plus que déterminant dans la construction du shintoïsme. Il est considéré comme le plus ancien livre écrit en langue japonaise existant encore de nos jours. Nous devons sa conception à un ordre de l’impératrice Genmei Tennō : elle a demandé au chroniqueur Ō no Yasumaro de compiler les textes mythiques contés par Hieda no Are. C’est ainsi qu’en 712, le Kojiki est complété.
  • le Nihon Shoki aussi appelé Nihongi, ce qui se traduit par Chroniques du Japon. Nous devons ce texte au prince Toneri et une fois de plus au chroniqueur Ō no Yasumaro. Cette fois-ci, l’ouvrage est écrit en chinois (comme tous les documents officiels de l’époque) et est terminé en 720. En plus de revenir sur les textes mythiques, le Nihongi raconte l’histoire concrète du Japon. En somme, ce sont des annales impériales, des temps mythiques jusqu’au règne de l’impératrice Jitō Tennō. Plusieurs livres l’ont succédé pour former les Rikkokushi, les Six Histoires Nationales.

Les Mythes

Susanoo : un dieu turbulent

Présentation

Susanoo (que l’on peut aussi écrire Susano-wo ou Susano-wo-no-mikota) est le dieu des orages et des tempêtes, seigneur de la force et de la fougue. Il est le troisième kami à être né lorsqu’Izanagi s’est lavé le visage. Son nez au contact de l’eau créé Susanoo qui apparaît adulte et possédant une très longue barbe. Dès sa naissance, il se montre bougon, capricieux et expose son mauvais caractère. Susanoo est un guerrier colérique et très viril, ce qui n’est absolument pas le cas de sa sœur Amaterasu et de son frère Tsukiyomi, bien plus délicats.

Partage des empires

Après les avoir conçu tous les trois, Izanagi décide de leur confier les rennes du pouvoir sur le monde. Il offre à Amaterasu le ciel, le royaume le plus prestigieux. A Tsukiyomi, il donne le royaume de la Nuit et lui aussi peut vivre dans les cieux avec sa sœur (ils forment d’ailleurs un couple). Enfin, Susanoo reçoit les « Plaines de la Mer », donc le kami doit régner sur la Terre entière, le monde des Hommes. Il se sent un peu lésé de ne pouvoir vivre auprès de ses frères et sœurs mais ce qui le rend vraiment furieux, c’est de se retrouver seul. C’est la raison pour laquelle il demande à son père Izanagi l’autorisation d’aller visiter sa mère, Izanami, au pays de Yomi, le royaume des morts. Cependant, Izanagi lui interdit formellement et lui donne pour ordre d’achever la conception de la Terre. Le kami en colère n’a d’autre choix que d’accepter, mais avant cela il va faire des siennes.

le dieu asiatique doit combattre pour vaincre et détruire l'obscurité, thème phare de la culture japonaise
Estampe japonaise représentant Susanoo combattant les forces du mal

L’incident Amaterasu

Avant de quitter les cieux pour de bon, Susanoo veut dire un dernier au revoir à sa sœur Amaterasu. Pour ce faire, il passe par l’échelle du ciel qui relie la Terre et les Plaines des Hauts Cieux. Toutefois Amaterasu n’est pas dupe et connait la personnalité malhonnête de son frère : elle s’arme en prévision d’une attaque. Lorsque Susanoo la voit toute d’armures vêtue et brandissant un arc, il lui dit qu’il vient en paix. Amaterasu doute de sa franchise, alors il propose un test : il va faire naître des fils pour les confier à Amaterasu. Si ce sont des filles qui sont créées, alors il ment. Il demande aussi à sa sœur de faire naître des enfants. Les deux dieux accomplissent le rite sacré dans les règles. Amaterasu brise l’épée de Susanoo, lave les morceaux, les pulvérise et souffle sur le tout. Susanoo fait de même avec le collier de sa sœur. Ainsi huit kami prennent forme : trois princesses provenant d’Amaterasu et cinq seigneurs créés de Susanoo. Donc le frère ne mentait pas ! Cependant son plan était plus surnois : il récupère à son compte trois filles du ciel (que l’on appelle les « délicates déesses) et laisse à sa sœur cinq fils de la terre. Susanoo devient l’allié du ciel et peut établir une lignée entre les deux mondes. De retour sur Terre, Susanoo se rend compte qu’il en veut plus et remonte voir sa sœur. Comme un enfant, il se met à ravager les rizières célestes pour qu’Amaterasu accepte de lui donner des pousses de riz. Cette dernière ne répond rien. Il recommence donc mais cette fois avec un cheval qui détruit les plants de riz. Pour finir, il balance le corps d’un poulain ensanglanté au beau milieu du palais de sa sœur, juste devant ses yeux. La déesse est traumatisée par ce geste et va se réfugier dans une caverne. Elle décide qu’elle y restera toute l’éternité.

Le plan de sauvetage de la déesse

Avec Amaterasu au fond de sa caverne, le monde est privé de lumière. Dans cette nuit perpétuelle, l’intégralité des kami se réunissent pour la convaincre de sortir, en vain. Pas un des huit cent mille dieux ne peut la faire sortir de sa tanière. C’est alors que l’un d’entre eux a une idée lumineuse : Omoïkane-no-kami, ce qui se traduit par « celui qui a des idées ». Il propose un plan en plusieurs parties : amener des coqs à chanter devant la caverne (ils amènent le jour en chantant), demander aux forgerons célestes de créer un miroir de cuivre et demander au bijoutier céleste de créer une chaîne de cinq cent joyaux. Après avoir exécuté un rituel, ils choisissent un arbre qu’ils placent en face de la caverne, un sakaki à cinq branches, auquel ils accrochent le miroir avec la chaîne ainsi qu’une bande de tissu blanc et bleu, symbole de paix. L’opération commence lorsque le kami de la puissance guerrière déplace le rocher bloquant l’entrée de la caverne. La déesse Ame-no-Uzume, kami de la danse, se met à exécuter son art en suppliant Amaterasu de sortir. Elle danse de manière un peu ridicule, se dénudant presque totalement, ce qui amuse beaucoup les autres kami. En entendant ces rires, la déesse soleil fait un pas à l’extérieur et les autres en profitent pour bloquer l’accès à la caverne, l’obligeant à rester avec eux. Ame-no-Uzume lui montre le miroir en lui disant que la personne qu’elle voit est extrêmement noble. Amaterasu accepte alors de ne plus jamais quitter le monde et ainsi le priver de soleil. La sanction tombe pour Susanoo : il est privé d’accès aux cieux (l’échelle céleste est brisée), on lui coupe la barbe, les ongles des mains et des pieds.

Amaterasu sortant de sa caverne (estampe de Shunsai Tomihasa)
Amaterasu sortant de sa caverne (estampe de Shunsai Tomihasa)

Le dieu-héros

La terreur Yamata-no-Orochi

Susanoo est donc bloqué sur Terre et il va falloir qu’il s’en occupe quelque peu. Il se met à voyager dans le monde et bientôt il tombe sur la famille d’un des kami terrestres. Un père pleure car chaque année, Yamata-no-Orochi, un gigantesque dragon serpent à huit têtes vient pour dévorer une de ses filles. Il ne lui en reste plus qu’une, la princesse Kushinada-hime et ne veut pas la perdre. Susanoo accepte de l’aider seulement si le père accepte de lui donner la main de sa fille. Le kami lui promet donc une épouse et Susanoo se met à l’ouvrage. Il prépare un piège pour Yamata-no-Orochi : huit tonneaux de saké distillé huit fois (donc extrêmement fort) qu’il place devant le serpent. Le monstre boit le saké et s’endort comme un ivrogne. Susanoo en profite pour le taillader en pièces. Cependant, lorsqu’il frappe dans la queue du serpent mort, quelque chose lui résiste. C’est alors qu’il trouve l’épée Kusanagi, qui deviendra trésor impérial.

Yata-no-Orochi tel qu'il est représenté dans le jeu Okami
Yata-no-Orochi tel qu’il est représenté dans le jeu Okami

La victoire et le départ

Yamata-no-Orochi est mort et le monde est donc délivré de son joug. Susanoo donne l’épée qu’il a trouvée à sa sœur et se réconcilie avec elle. Comme convenu, il épouse Kushinada et ils vont s’installer à Izumo où le kami fait construire un immense palais en l’honneur de sa nouvelle femme. Mais une fois terminé, les deux époux se rendent compte qu’il n’y a plus assez de bois sur Terre pour faire des poutres ou construire des navires. Il arrache donc les poils de son corps et les plante dans la terre. Ils grandissent et deviennent des arbres : les thuyas et les camphriers. Son travail est désormais terminé et Susanoo disparaît tout bonnement. Il part rejoindre sa mère dans le pays de Yomi et laisse la Terre à ses descendants.

La descendance de Susanoo

Okuninushi

Avant de partir, Susanoo a laissé un fils. Lui-même a continué à procréer et ainsi nous arrivons à l’arrière-arrière-arrière petit fils de Susanoo, Okuninushi (qui peut également s’écrire Ô-Kuni-Nushi). A chaque génération, les descendants améliorent l’état de la Terre, mais c’est Okuninushi qui va impulser de réels changements. Ce kami a quatre vingt frères et ils sont tous amoureux de la même femme : Yakami-hime (ou Yagami-hime). Sauf que la princesse a déjà fait son choix et il porte sur notre héros. Evidemment, cela rend les quatre vingt autres très jaloux et ils traitent désormais Okuninushi comme leur esclave alors qu’ils sont tous en chemin pour reconquérir la princesse. En chemin, le groupe rencontre un lapin tout écorché car il a voulu traverser une rivière infestée de requins. Les frères malveillants lui donnent le mauvais conseil de se baigner dans la mer pour se soigner. Lorsqu’il le fait, le lapin souffre énormément. Puis il rencontre Okuninushi qui lui conseille de se baigner dans de l’eau douce avant de se rouler dans le pollen. Une fois cela fait, le lapin va mieux et il remercie notre héros en lui permettant de magiquement se marier avec la princesse  Yakami.

Il en faut malheureusement plus pour calmer la fureur des quatre vingt mauvais frères. Ils vont jusqu’à créer un plan pour tuer Okuninushi. Ils lui demandent d’aller chasser mais au lieu d’un sanglier, ils placent un rocher enflammé sur son chemin, ce qui le tue sur le coup. Deux déesses, les princesses Coque et Palourde, ressuscitent le héros. Après une deuxième tentative de meurtre de la part de ses frères, Okuninushi reçoit l’aide de sa mère qui le sauve. Pour sortir de cette situation sans fin, un kami, Ohayabiko, conseille à Okuninushi de se rendre au pays de Yomi (le pays des morts) pour demander conseil à son ancêtre Susanoo. Le héros retrouve Susanoo, qui vit avec sa fille, Suseri-hime. Coup de foudre : Okuninushi et Suseri tombent amoureux. Seulement, Susanoo ne veut pas donner sa fille à n’importe qui. Il test Okuninushi en lui disant de passer une nuit dans une maison infestée de serpents. Suseri confie alors à son amant un foulard protecteur qui lui permet de sortir le lendemain sans aucun mal. Il répète l’opération deux autres fois avec des guêpes et des mille-pattes venimeux, mais il s’en sort toujours sans rien.

Okuninushi tel qu'il est représenté dans la série Persona
Okuninushi tel qu’il est représenté dans la série Persona

Une autre épreuve attend Okuninushi : aller chercher la flèche tirée par Susanoo dans une vaste prairie. Seulement, lorsque le héros s’en approche, un cercle de feu se dresse autour de lui. Il est sauvé par des souris qui l’invitent dans leur terrier le temps de l’incendie, puis il récupère la flèche. Malgré cette réussite, Susanoo ne veut pas lui donner sa fille en mariage. Il lui propose une dernière épreuve : démêler tous les poux et les bestioles de ses longs cheveux. Okuninushi accepte et lorsque Susanoo s’endort, il lui noue les cheveux aux poutres de la maison avant de s’enfuir avec la princesse. Alors qu’il est déjà loin, le vieux kami se réveille et accepte sa défaite : Okuninushi pourra épouser Suseri-hime.

De retour sur Terre, Okuninushi a maintenant deux femmes : Yakami-hime et Suseri-hime. Mais il va tomber amoureux de bien d’autres : en tout, il a cent quatre vingt et un enfants à la fin de sa vie ! Dans son œuvre de perfectionnement de son monde, il est aidé par un kami étrange, Sukuna-Hikona, premier fils d’Izanagi et Izanami, qui vient lui-même proposer son aide. Ensemble, ils créent un monde aussi parfait qu’imparfait.

Ninighi

Amaterasu décide qu’il faut que les dieux interviennent plus dans la création de la Terre. Elle envoie les kami Takemikazuchi, le dieu du tonnerre et Futsunuchi, le dieu du feu, pour annoncer à Okuninushi qu’il est destitué de ses fonctions au profit des dieux du ciel. L’actuel maître de la Terre accepte sagement mais il demande aux messagers de consulter ses deux fils avant toute décision. Futsunuchi convainc facilement le premier fils qui fuit. En revanche, le second, Takeminakata, refuse l’ordre de Takemikazuchi, le dieu tonnerre. Après un combat de titans, le prince se fait couper la main et fuit. Okuninushi est envoyé au pays de Yomi pour faire régner l’ordre sur les divinités malfaisantes.

Plusieurs kami célestes sont envoyés pour perfectionner la Terre : Nigihayahi et Amewakahiko, mais chacun échoue dans sa tâche. C’est Ame-no-oshi-ho-mi-mi (rien que ça), l’un des kami créés par Susanoo et confiés à Amaterasu, qui va réussir en donnant un fils légitime comme maître de la Terre : Ninighi, le Céleste Petit Fils. Amaterasu donne à Ninighi l’épée Kusanagi, le Miroir de Yata et le collier Magatama comme symboles du pouvoir impérial sur Terre. Après avoir pris ses fonctions, le maître de la Terre veut se marier. Une belle princesse (princesse cerisier en fleur) arrive et Ninighi va demander sa main à son père. Celui accepte et lui offre même sa deuxième fille (princesse rocher). Seulement Ninighi refuse l’offre et n’épouse que la première princesse. Le père lui explique alors que ses descendants vivront mais que leur vie sera brève alors qu’elle aurait pu être éternelle s’il avait épousé les deux. La princesse est directement enceinte de quatre enfants qu’elle met au monde, mais son mari doute qu’ils soient à lui car c’est trop rapide. Elle répond avec colère que si ce ne sont pas ses enfants, ils doivent périr : elle met le feu à la pièce dans laquelle ils dorment. Les quatre petits kami s’en sortent indemnes, ce qui prouve leur filiation à Ninighi.

Des deux frères au premier empereur

Deux des fils du prince Ninighi vont continuer son travail su Terre : Hiko-ho-ho-demi et Ho-deri (des noms tout à fait simples). Le premier sait chasser comme personne alors le second est le meilleur des pêcheurs. Pour s’amuser, ils décident d’échanger leurs rôles et c’est là que les ennuis commencent. Hiko-ho-ho-demi, que nous appellerons Hiko, perd l’hameçon magique de son frère. Devant la colère de ce dernier, il décide d’aller demander au kami de la mer où il se trouve. Hiko va donc dans le palais sous la mer, mais il tombe amoureux de la princesse de la mer. Il passe trois ans à ses côtés dans la mer sans se soucier de l’hameçon.

Ce n’est qu’au bout de ce laps de temps qu’une dorade trouve l’objet dans sa gorge. Hiko remonte donc le rendre à son frère mais il a mis trop de temps et Ho-deri est furieux : il lui déclare la guerre. Il matte la révolte de son frère en contrôlant les flots. Après toute cette histoire, la princesse, femme de Hiko, est sur le point d’accoucher. Elle construit une petite maison au toit de plume pour accoucher sans qu’on ne puisse la voir car c’est la règle : lorsqu’elle sera en plein travail, son corps se métamorphosera en bête marine. Hiko ne doit absolument pas la regarder, mais évidemment il n’y résiste pas ! Sa femme lui annonce que puisqu’il n’a pas respecté son serment, ses enfants ne pourront vivre que sur Terre et non dans la mer.

L’enfant né sous le toit de plume est élevé par une tante qu’il épouse lorsqu’il devient un jeune homme. Ensemble, ils ont quatre fils. C’est le quatrième de ses fils qui va devenir le premier empereur du Japon, profitant ainsi de ces siècles de construction de la Terre et des Hommes. La dynastie impériale japonaise est née.

Estampe japonaise représentant le premier empereur, Jimmu
Estampe japonaise représentant le premier empereur, Jimmu

Bibliographie annexe

Helft Claude, Le Pabic Karine, La Mythologie Japonaise, Paris, Actes Sud, 2003.

Herbert Jean, Le Japon : croyance et rites, Paris, Dervy, 2015.

Wilkinson Philip (dir.), Le petit Larousse illustré des Légendes et des Mythes, Paris, Larousse, 2013.

Yamakage Motohisa, Shinto : Sagesse et pratique, Paris, Sully, 2014.

Adaptations

Le dieu Susanoo se retrouve dans plusieurs œuvres de fiction très populaires :

dans le manga, Sasuke et Madara peuvent utiliser cette technique grâce au sharingan, leur pupille magique de ninja
Le Susanô d’Itachi Uchiwa dans sa forme complète
  • Dans le manga Naruto, « Susanô » est le nom du pouvoir spécifique à la lignée Uchiwa, au même titre qu’Izanagi, Izanami, Tuskiyomi ou encore Amaterasu. Il apparait comme un gigantesque soldat luminescent représentant l’extension du corps de l’utilisateur.
  • Le dieu apparaît aussi dans le manga Akame Ga Kill sous la forme d’un personnage humain teigu surnommé « La vitesse de la foudre ». Membre du Night Raid, il est âgé d’environ 1000 ans et fait dans les 2m20. On constate ici des caractéristiques propres au dieu guerrier.
  • Enfin Susanoo apparaît dans de nombreux jeux vidéo japonais comme Okami, Final Fantasy XIV, Warriors Orochi, la série des Persona ainsi que dans le MOBA américain SMITE. Sans parfois être cité, son histoire inspire de nombreux récits (notamment son combat contre Yamata-no-Orochi).
Susanoo dans Akame Ga Kill
Susanoo dans Akame Ga Kill



Namurda

Historien spécialisé dans les religions antiques et créateur du site Le Temple de Namurda.

Un commentaire

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    Sheena

    Etant fan de Persona depuis des années, j’ai appris beaucoup d’infos sur les personnages comme Okuninushi grâce à ton travail ! Merci pour cet article passionnant à lire 🙂

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